IXE-13

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Nouvelle expérimentation cinématographique ce soir, avec le film québécois « IXE-13 » (1972), adaptation surréaliste et burlesque d’une série de romans d’espionnage ringards des années 40, sorte de mélange entre « Le Saint » et « Fu-Manchu ».
En plus d’être une adaptation parodique, « IXE-13 » est aussi une comédie musicale parodique, incluant un quatuor de comiques, appelé les Cyniques et qui étaient un peu les Monty Python québécois, mais aussi quelques personnalités de l’époque, dont les chanteuses Louise Forestier et Louisette Dusseault.
« IXE-13 » est un véritable OVNI cinématographique, qui se remarque par le soin extrême de sa réalisation, tout en étant filmé dans des conditions théâtrales, au milieu de décors en carton pâte, avec nombre de maquettes et quelques insertions de cartoons.
Tout cela rend un hommage kitsch à une littérature populaire désuète, dont les humoristes dénoncent de manière goguenarde l’idéologie sexiste, raciste et réactionnaire, et les intrigues rocambolesques et improbables.
À cette pochade s’ajoute quelque chose de ces folles années psychédéliques qui est tout sauf désagréable. Le film est un peu longuet, car il donne tout le temps à ses acteurs de cabotiner à loisir, mais il est indéniablement plaisant, et par-delà la parodie, il parvient étonnamment bien à évoquer cette littérature mauvaise mais attachante qui a bercé la jeunesse de nos grands-parents, et aussi la mienne, puisque les premiers livres que j’ai lu étaient ceux qui étaient chez mes grands-parents.
« IXE-13 » vaut aussi le détour pour les 8:23 minutes où apparaît une jeune comédienne québécoise du nom de Carole Laure, nom qui ne dira rien aux plus jeunes, mais qui fut une beauté fulgurante dans les années 70-80, et dont c’était ici un des premiers rôles – et comme la plupart des rôles qui suivirent, c’était un rôle très déshabillé. Carole Laure avait un corps magnifique, le montrait volontiers, et n’attira pendant très longtemps que des réalisateurs fort désireux de le filmer sous toutes ses coutures.
Lasse de se voir sans cesse proposer des rôles de nymphomanes, Carole Laure unit sa destinée au chanteur-compositeur Lewis Furey en 1976, lequel sortit sa belle du cinéma érotico-underground et la guida vers des films plus académiques, plus sérieux, où on la voyait plus souvent habillée que nue – mais bon, on continuait quand même à la voir nue, hein ?
Parallèlement, elle fit aussi une carrière aléatoire carrière de chanteuse qui démarra très fort avec son premier disque de 1978, « Alibis », lequel lui permit véritablement d’atteindre la renommée en France. Paroles et musiques étaient écrites par Lewis Furey, qui évoluait dans une variété tellement dans l’air du temps qu’elle ne lui survivait pas six mois.
En France, Carole Laure tourna beaucoup de mauvais films, au milieu desquels surnagent principalement ces excellents longs métrages que furent « Préparez Vos Mouchoirs » de Bertrand Blier et « La Menace » d’Alain Corneau.
La maturité venant, Carole Laure cessa progressivement de se déshabiller, s’investit dans des rôles plus tragiques, comme celui notamment d’une femme ravagée par le cancer dans « Sauve-Toi, Lola » (1986), le seul premier rôle qu’elle ait eu, et dans lequel elle a tellement cassé son image qu’on n’a plus vraiment entendu parler d’elle par la suite…
Dans les années 2000, elle est passée derrière la caméra et a réalisé quelques films tout aussi sordides, histoires de banlieusards misérables et de femmes sorties de prisons, qui sont passés à peu près inaperçus.
C’est dur d’être une belle fille, parce que c’est très difficile de devenir plus que cela…
Je ne vaux pas mieux que les autres, car rien ne m’a particulièrement ému chez Carole Laure en dehors de sa plastique. Je ne connaissais pas cette performance en danseuse orientale dans « IXE-13 », je l’ai découverte avec une grande émotion, car je crois que Carole Laure n’a jamais été aussi belle que sous les traits de cette danseuse égyptienne à la peau cuivrée et nacrée, et aux tétons recouverts de dorures.
Et comme je n’hésite jamais à partager les femmes que je n’aurai jamais dans mon lit, je vous en fais profiter car c’est juste magnifique… Et que tous les esprits chagrins qui me reprochent on penchant pour l’esthétique coloniale et les femmes « racisées » aillent brûler en Enfer pendant au moins 8: 23 minutes.

« IXE-13 » est visible gratuitement en intégralité sur YouTube, à l’adresse ci-dessous.

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